Jeanne de guerre lasse
Posté par Caillou - 28/01/10 à 11:01:53J’ai vécu un très beau moment hier soir, quelque chose comme un meeting des années 70 avec les rides et les cheveux blancs en plus, la salle du Sénéchal pleine à craquer, les gens debout, assis sur les marches, et ce silence contenu, ému…

Nous étions réunis pour un hommage à Daniel Bensaïd qui vient de disparaître. Et tous ces ami-e-s étaient venus parler de ces années de jeunesse toulousaine, du lycée, des prises de conscience militante, de la guerre du Vietnam, de mai 68, de l’Amérique latine… de ses convictions internationalistes…
Moi, j’en suis bien loin de ces trotskistes à drapeaux, aux conviction d’avant garde, aux fortes pratiques de manipulation… mais Daniel, oui, je l’aimais bien!
Et pas pour ces livres politiques qui me tombaient des mains (décidément je suis nul!) mais pour un livre délirant que je considère comme un chef d’œuvre: Jeanne de guerre lasse.

Pas envie de le résumer, d’en placer un extrait… mais ce livre, monument d’érudition historique, est aussi plein de tendresse pour une Jeanne d’Arc totalement inconnue, à qui Daniel donne une voix et un visage bien différent de ce que toute la réaction catholique et nationaliste a construit depuis des siècles.
Alors pour ce livre qui m’a marqué et pour ton grand sourire quand je t’en avais parlé, merci à toi et salut Daniel, avec tes idées, nous vaincrons!
Caillou, le 28 janvier 2010
Ici ce que ces camarades disent de Daniel Bensaid:
http://www.npa2009.org/node/15530
Plutôt l’émeute que les meutes !
Posté par Caillou - 18/01/10 à 06:01:39Je rencontre une amie dans l’avenue, vers le centre. Elle sortait du métro, moi je marche très vite. Il fait froid et elle s’est emmitouflé la tête dans un foulard épais, comme un chèche coloré. Elle a le nez tout rouge et veut rentrer chez elle pour se mettre au chaud. Au plus vite. Mais, tout de même, avec cette irrépressible envie de discuter qui nous fait, dès fois, narguer les éléments, risquer notre confort, elle me raconte qu’elle revient d’une conférence et brusquement m’annonce qu’il n’y a plus de valeurs universelles !
La connaissant chrétienne, je m’interroge. Comment peut-on si rapidement être inquiétée dans ses convictions les plus profondes par un conférencier, aussi talentueux soit-il ? Peut-être est-ce le froid qui lui a ramolli la cervelle, ou l’âge ? Ayant moi-même beaucoup d’heures de vol au compteur, et me découvrant de plus en plus frileux sur ce large trottoir, je m’inquiète, et pour elle et pour moi. Mais qui t’a annoncé cette mauvaise nouvelle ? Oh ! C’est Edouard Glissant !
Derrière elle, sur l’avenue, au milieu des voitures apparaissent des hommes enturbannés, barbus. Plusieurs dizaines arrivent et de toutes les rues. Sans banderoles mais avec le doigt (c’est bien l’index !) montrant le ciel couvert. Ils exigent que les filles n’aillent plus à l’école ! Ils se frappent la poitrine, ils ont l’air en colère. La femme est un danger pour notre religion ! Elles doivent être enfermées dans le sein des maisons !
Je demande à l’amie si elle en est d’accord ?
Bien sûr que non dit-elle mais cette éducation des filles, cette libération des femmes, ce respect d’une totale égalité des droits entre les êtres humains est une invention occidentale. Et l’Occident n’a pas de leçons à donner.
Un gouffre s’est ouvert. Toutes les automobiles au milieu de l’avenue tout à coup arrêtées. Les gaz d’échappement s’élèvent doucement. Le silence est total. Puis j’entends arriver le grondement qui monte du fond des entrailles de la terre sous nos pieds. (C’est peut-être un métro ?) Et nous voyons sortir du trou noir de l’abîme des centaines de soldats qui marchent en cadence. Ils sont de noir vêtus. Dans un ordre impeccable, ils se rangent en quartiers puis, à un commandement venus de quelque part, ils se mettent à crier. Tous ensemble, un seul cri, que je comprends très bien : « Mort aux juifs, mort aux nègres, peuple réveilles-toi ! »
Je demande à l’amie si elle en est d’accord. Ce cri c’est l’Occident qui le criait pourtant ? Oui, c’est vrai me dit-elle, mais c’était dans le temps. Aujourd’hui on nous impose à tous d’être frères ! Et c’est bien une valeur de l’Occident qu’il exporte dans le monde entier ? Et si cette valeur était toute relative ? Les peuples dominés ont aussi des valeurs. Pourquoi ne seraient-elles pas aussi valables que celles qu’impose notre télévision ?
Où as-tu vu que l’on nous imposait la fraternité ? Dans les délocalisations qui mettent chaque jour des centaines d’ouvriers au chômage ? Dans les hurlements des Américains qui refusent une (petite) sécurité sociale pour permettre aux indigents de se soigner ? Dans la bouche de Mme Parisot qui s’étonne que la précarité de la vie ne s’entende pas comme la précarité du contrat de travail? Dans l’expulsion inhumaine des migrants, l’éclatement des familles ? Non, le capitalisme ne change pas. Ce qu’il impose au reste du monde c’est l’extorsion la plus rapide du profit, le marché. Il ne se sert des valeurs universelles que pour avancer son modèle de société inégal, injuste, gaspilleur, destructeur et parfois absurde. Mais ce n’est pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain, jeter les valeurs universelles avec le capitalisme !
Dans l’avenue, ils sont maintenant des milliers à se taper sur la gueule. Antisémites contre « peuple élu », révisionnistes, afrocentristes, nationalistes russes aux crânes rasés, curés en soutanes, commandos anti-avortement, intégristes de toutes obédiences, pédotouristes en Thaïlande, chinois occupants du Tibet, bandes armées de la loi du plus fort, racailles tribales de nos banlieues, tortionnaires, terroristes, à chacun sa vérité, à chacun ses valeurs privées, à chacun sa vision du monde…
Je demande à l’amie si elle en est d’accord.
Mais elle ne me répond pas et me raconte, les larmes aux yeux, les corps nus, suppliciés, dans les décombres d’Haïti. Je les ai vus moi aussi dans nos interminables journaux télévisés. Alors je pleure avec elle. Et oui, décidément, et nos larmes en témoignent, il y a des valeurs universelles !
Contre le pouvoir de l’argent, contre l’injustice, contre l’exploitation, plutôt l’émeute que les meutes !
Caillou, le 18 janvier 2010
PS: Valeurs universelles… c’est mon point de vue, mais il est plein de doutes, d’incertitudes, de méconnaissances et de respect pour le point de vue contraire. Si vous avez envie de le contester vous commentez…
Il faisait froid dehors et très chaud dans nos cœurs!
Posté par Caillou - 16/01/10 à 12:01:46Il est 8 heure moins le quart. Il fait froid. Sur le bords du canal, à Toulouse, devant la direction régionale de l’ERDF… nous ne serons certainement pas bien nombreux! C’est trop tôt… un jour de semaine… les salarié(e)s ne pourront pas venir… les parents d’élèves non plus car c’est l’heure d’amener les enfants à l’école…
Et puis, quand j’arrive sur les lieux, le rassemblement, dans le noir, n’est finalement pas si maigre! Et il grossit de minutes en minutes. Je reconnais toutes les tendances syndicales, politiques et associatives locales… De quoi s’agit il ?
De défendre un fonctionnaire de l’EDF qui va être sanctionné pour avoir (peut-être, car il n’y a aucune preuve) remis l’électricité à un couple d’allocataires du RMI. Nous avons été prévenu par des courriels, comme celui-ci:
Ve 15.01 7H45 ERDF-GRDF Toulouse. ROBIN des BOIS de l’énergie : Procédure disciplinaire contre Dominique LIOT à ERDF-GRDF Midi Pyrénées. Rassemblement, le Vendredi 15 Janvier au 22, bld de la Marquette à Toulouse (entre le Conseil Général et le jardin de Compans Caffarelli sur la gauche), pour celles et ceux qui peuvent se rendre disponibles. Le résultat ne fait pas grand doute. En Commission Secondaire la sanction votée par la direction a été unanime : 1 mois de mise à pieds et sur la convocation de Vendredi, c’est toujours 1 mois de mise à pieds. Motif essentiel de la sanction : l’opération Robin des Bois de rétablissement de l’électricité à un couple de RMIstes et leur petite fille de 2 ans. C’est tout le sens du service public qui est en cause, dans ce monde du libéralisme triomphant où la norme et les résultats financiers deviennent le seul objet digne d’intérêt aux yeux des responsables de ces services publics privatisés que sont GDF / Suez et EDF SA. Sanctionné uniquement pour avoir revendiqué cette action au nom de la CGT Energie Midi Pyrénées. Sanctionné pour avoir résisté et soutenu mes collègues comme Rodolphe de Toulouse et Nordine de Paris, toujours licenciés pour faits de grève. Sanctionné pour avoir participé au lancement et à l’animation d’une grève gagnante : arrêt du projet d’externalisation des activités Réseau Electrique et des suppressions de sites, maintien d’un groupe branchements et 129 emplois gagnés. Les témoignages de soutien ont été énormes : associations, syndicats, partis de gauche sans exception, élus de mairies au parlement européen en passant par le président du Conseil Général de la Haute Garonne… L’urgence, pas seulement en période hivernale, de maintenir l’alimentation électrique à ceux qui en ont le plus besoin, amène à proposer ce rassemblement à toutes les associations concernées par ce problème pour dire que oui, il faut interdire les coupures aux personnes démunies et faire évoluer pratiques et lois dans ce sens. Et que non, on n’acceptera pas la criminalisation des Résistants d’aujourd’hui. Tous les soutiens seront les bienvenus ! Merci de faire tourner l’info.
Les médias sont là. Dominique dit quelques mots. liot
On applaudit, puis Dominique s’en va vers les bureaux de la direction.
Dans quelques jours nous saurons la sanction qu’il recevra. Mais quelle que soit cette sanction, mise à pied, ou pire licenciement, comme son collègue Rodolphe, n’aura rien à voir avec la sanction de l’Histoire.
Oui, je sais, c’est grandiloquent!
La sanction de l’Histoire pour les libéraux, les idéologues des privatisations (voleurs des biens publics), décideurs économiques… qui ordonnent, pour la rentabilité de leurs entreprises, de couper le chauffage et la lumière aux pauvres gens en plein hiver!
De voir que nous étions si nombreux ce matin si froid m’a fait chaud au cœur.
D’autant que je voudrais rappeler que c’est ce même Dominique qui a, pendant le mouvement des chômeurs en 1997/98, avec “AC!”, mobilisé un petit groupe de militant(e)s, joué les contradictions entre Mairie et Conseil régional, et obtenu, à force d’obstination, la gratuité des transports (métro, bus et train) pour les chômeurs de Haute-Garonne!
Alors chapeau! Et solidarité avec des chics types !
Caillou, le 16 janvier 2010
Résultat, le 21 janvier :
http://www.lematin.ch/flash-info/monde/toulouse-agent-edf-robin-bois-mis-pied-21-jours
Georges
Posté par Caillou - 06/01/10 à 09:01:44Georges, en 1945 ou 1946, le regard fou du déporté…
LYON, 1er janvier 2010. Décès de Georges BERNARD
Ancien déporté de Mauthausen, ancien résistant des Maquis de l’Ain et du Haut-Jura,
membre du bureau de l’Amicale Nationale de Mauthausen, membre du comité directeur de la FNDIRP, vice-président de la Licra Rhône-Alpes, officier de la Légion d’honneur, médaillé de la Résistance.
Georges Bernard ayant fait don de son corps à la science il n’y aura pas de cérémonie
mais un hommage sera rendu ultérieurement. Ayez une pensée pour lui.
Caillou, 6 janvier 2010
Vous parlerez longtemps du résistant, du déporté, de l’homme courageux qu’il a été et vous aurez raison. Oui, Georges a été tout cela, un homme de conviction, toujours aux services des autres et des causes qu’il défendait, hier dans le maquis et dans les camps mais, bien après, dans la lutte contre l’oubli, contre le racisme et l’antisémitisme, pour la justice sociale, la paix et la liberté. Si vous êtes si nombreux aujourd’hui, autour de lui, c’est bien pour lui rendre cet hommage, et c’est bien. Georges était un homme bien !
Mais je voudrais parler de l’homme tout simple, de celui qui se baignait avec ses cousins dans la Loire, de celui qui aimait les huîtres et le vin blanc, de celui qui aimait rire, de celui qui avait peur face à la maladie mais qui ne se plaignait pas… qui ne voulait pas déranger… qui gardait sur le travail des autres le profond respect lié, je crois, à ses convictions politiques. Mais je voudrais parler de l’homme qui doutait, et qui, au soir de sa vie, en faisant le bilan, se jugeait durement. En oubliant que la folie de ce qu’il avait vécu là-bas, à Melk, à Ebensee, l’autorisait à ne pas avoir été raisonnable en se jetant à corps perdu dans le militantisme, en se moquant de construire une carrière professionnelle …
Mais je voudrais parler de cette vie qui lui fut si dure dans toutes ces années d’après guerre, de sa mère devenue folle, qu’il soutenait, de toutes ces visites dans les asiles psychiatriques… Divorce, séparation, solitude, soucis de toutes sortes, mais toujours pour lui l’amitié des copains. Les copains, la liste en est si longue qu’il faudrait un bottin, et il en est tellement aujourd’hui qui ont disparu. Dans toutes ces années où ses compagnons, les rescapés des camps, étaient pour lui si importants, comme si entre eux au moins ils pouvaient se comprendre.
Je voudrais parler de son sens de l’humour, de l’autodérision. Des jeux de mots énormes, des blagues incroyables… Georges parlait de sa vie, après la déportation, comme d’une « portion de rab » qui ne méritait pas qu’on la prenne au sérieux. Je le revois avec Mimile, avec Gilles, avec Blanchard, Ficelle et tous les autres, les hommes de l’Amicale ! Il faudrait retrouver les souvenirs si drôles qu’ils se racontaient entre eux, pourtant issus de l’univers concentrationnaire. Le petit poisson sautant de l’eau et avalé tout cru sous les éclats de rire des camarades, ce juif hongrois du nom de Lazare que vous mettiez en tandem avec un Français du nom de Garcin, pour faire Garcin-Lazare…
Georges était toujours près pour une bonne blague, autour d’une bonne table, avec des bons copains, et il aura, je crois toujours essayer de rire… Alors je te le souhaite du fond du cœur, où que tu sois Georges, de rire très fort avec tes camarades…
Tu n’étais pas seulement un homme bien, réduit à tes faits d’armes, à tes honneurs, à tes décorations, tu étais aussi un homme tendre, avec des doutes, des peurs et des contradictions, un homme tout simple mais droit. Alors pour tout ce que tu m’as donné, pour cette voie tracée, merci, mon père.
Camus, la phrase et le lobby néocolonial
Posté par Caillou - 04/01/10 à 03:01:15Camus n’a jamais dit
«Entre la justice et ma mère,
je choisis ma mère ».
« Lors d’une rencontre avec des étudiants suédois, un étudiant arabe lui reproche, à lui le natif d’Algérie, son silence sur ce qui s’y déroule. Camus, en vérité, s’est beaucoup exprimé. (…). A l’étudiant, il répond : «En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère.» Dans le compte rendu du Monde, cette phrase devient : «Je crois à la Justice, mais je défendrai ma mère avant la Justice.» Puis la rumeur en fait ce qu’on n’a plus jamais cessé d’entendre : «Entre la justice et ma mère, je choisis ma mère.» Belle histoire de téléphone arabe à propos d’une phrase jamais dite, et dont la signification est tout autre : Camus n’opposait pas la justice à sa terre natale, mais dénonçait, en situation, le terrorisme. »
lu ici: http://ilikeyourstyle.net/2010/01/04/telephone-arabe/comment-page-1/
…
Vous trouverez ici-même, dans la correspondance entre mon arrière-grand mère et ma mère, les traces des angoisses épouvantables que les attentats aveugles contre des civils, le terrorisme, ont laissé dans nos histoires familiales. Il suffit de se replacer dans le contexte pour trouver ridicules les donneurs de leçons, bien installés dans les fauteuils confortables du temps présent.
Une correspondance de guerre… 1954-1956
Une correspondance de guerre … 1957-1960
Une correspondance de guerre … 1961-10 février 1962
Une correspondance de guerre … 1962, suite et fin.
…
Comme, par exemple, sur le site du journal algérien “la Tribune Internationale”
http://www.latribune-online.com/suplements/culturel/27576.html
un journaliste, Mr Mohammed Bouhamidi qui dénonce:
L’art du lobby néocolonial autour de Camus
C’est l’argument qui tue! Tu aime Camus? Tu fais partie du lobby néocolonial? Et là il n’y a plus de discussion possible. Et bien si être pour Camus et ses positions pendant la guerre d’Algérie, en particulier son essai de trêve civile, (http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2341) c’est faire partie d’un lobby néocolonial, je dois faire mon coming-out, je fais partie du lobby néocolonial et j’emmerde Mr Bouhamidi!
Caillou, 4 janvier 2010
Construire une utopie
Posté par Caillou - 01/01/10 à 01:01:18ATTENTION OPÉRATION MIGRATION
Le débat entamé sur ce sujet se poursuit maintenant
dans un lieu qui lui est spécifiquement dédié
http://longtemps.autan.net/
C’est le premier janvier, le moment de faire un vœu pour cette nouvelle année.
Depuis quelques jours, ces derniers jours d’une année finissante, une idée me trotte dans la tête. Une vieille idée, toujours remise à plus tard, et pour moi ce plus tard est maintenant ! Une vieille idée ressassée dans les discussions militantes, en fin de soirée, heurtées par le féminisme, la fin des certitudes gauchistes, les bilans des communautés alternatives, (l’autre nom des babas montagnards éleveurs de chèvres) et qui me revient aujourd’hui, énoncée comme une évidence par un couple d’amis, un couple de jeunes gens. Nous étions là pour fêter le cinquième anniversaire de leur fille, c’est dire s’ils sont jeunes, et, autour d’un plat de fête et de quelques bonnes bouteilles de vins, l’idée d’une maison commune est revenue me hanter, une résurgence des utopies de la fin des années 70. Tout de suite me reviennent en mémoire les amitiés perdues, et qui me paraissaient indéfectibles, avec lesquelles nous rêvions de phalanstère* et de maisons de retraites autogérées. Si vous me lisez aujourd’hui et que vous vous en souvenez de ces débats fumeux, écrivez-moi.
Maintenant que me devient terriblement présente la fin de vie de mes parents et des parents de mes proches, que me devient évident qu’une révolution collective n’est pas pour demain, que ma propre vieillesse me tire par la manche… je me pose encore une fois la question : Et si nous construisions dans un immeuble en ville ou dans une grande maison à la campagne un lieu où chacun vivrait sa vie indépendante et où tous seraient solidaires ? Un lieu où vivraient ensemble des enfants et des vieux, des couples enthousiastes et des célibataires endurcis, des salariés et des sans emplois, des artistes, des gens d’ici et d’ailleurs… ?
Je rêve ? Oui ! Mais c’est le premier janvier et c’est le jour des vœux et je fais celui d’un (petit) monde plus solidaire et moins consumériste.
Qu’en pensez-vous ?
• http://fr.wikipedia.org/wiki/Phalanstère
• http://www.lamaisondesbabayagas.fr/
Ainsi que
http://cailloutendre.unblog.net/?p=763
en m’excusant de me citer…
Caillou, le 1er janvier 2010
Propulsé par WordPress et le thème GimpStyle crée par Horacio Bella. Traduction (niss.fr).
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