Il est le premier homme photographié de l’Histoire.
Posté par Caillou - 03/09/10 à 08:09:35Le boulevard du Temple à Paris. 1838. Daguerréotype sur pleine plaque de cuivre.
Munich, Bayerisches National Museum.
Au mois d’avril 1838, le directeur du Diorama, Jacques-Louis-Mandé DAGUERRE, inventeur de la photographie avec Nicéphore NIEPCE, fait une prise de vue depuis la fenêtre de son appartement, au 5 de la rue des Marais, à Paris. Cette maison est attenante à son Diorama. La place de la République n’existe pas encore. Il fait cette photo selon le principe du Daguerréotype, une plaque de cuivre sensibilisée, exposée, puis développée et fixée. L’avantage de son invention est que le temps d’exposition passe de plusieurs heures à quelques minutes, l’inconvénient que cela ne donne qu’une épreuve unique.
Sur cette photo le boulevard du Temple (vu depuis l’actuelle caserne de la place de la République) semble désert alors qu’il est en pleine activité.
Mais toute cette agitation a disparu car son temps de passage a été plus rapide que le temps de la prise de vue. Il y a toutefois, et Daguerre ne s’en est pas aperçu immédiatement, un homme en bas, à droite, la jambe pliée sur une borne d’eau, qui est visible. Il a dû rester immobile pendant au moins une dizaine de minutes et a laissé une trace sur la surface sensible. Cet homme est le premier homme photographié de l’Histoire. Mais il ne le sait pas. L’année suivante, le 7 janvier 1839, la naissance officielle de la photographie est reconnue par l’Académie des Sciences et Louis Arago. Elle va bouleverser totalement le regard des hommes sur le monde.
On peut lire sur ce sujet:
http://www.niepce-daguerre.com/boulevard_du_Temple_de_dag.html
où l’auteur a analysé, trouvé le point de vue et reproduit l’exacte épreuve de 1838.
ainsi que
http://www.midley.co.uk/Harmant/pghIncendieDio.htm
qui parle de l’incendie du Diorama, en 1839, de la vie de Daguerre.
Je les en remercie tous les deux!
Caillou le 3 septembre 2010
Je suis le premier homme et je ne le sais pas.
Posté par Caillou - 02/09/10 à 10:09:42Dans le petit matin du 5 avril 1838, quand je quitte Lison, cette femme adorable, je flâne quelques instants sur le trottoir mouillé du boulevard du Temple, le boulevard “du crime”. J’ai tout mon temps. Il fait beau. Et je regarde tout autour de moi, encore mal réveillé, l’agitation frénétique du peuple de Paris. On me bouscule un peu. Je gêne le passage, au milieu des passants pressés, moi qui ne le suis pas.
Lison est amoureuse et je suis son amant. Ses longs cheveux si blonds tournent autour de ma tête et j’en suis étourdi. Toutes les nuits sont pour elle comme première nuit du monde. Elle se love contre moi, je me noue, elle me mord, mon désir est toujours insatiable et jamais rassasié. Son envie est brutale et j’en suis la victime bien plus que le vainqueur. Nous nous aimons d’abord par la peau, par le ventre… Mais Lison n’est pas seule. Elle se traîne un mari et ce matin je pars pour la laisser dormir.
8 heures, et je suis là, le pied sur cette borne et je ne bouge pas. Je rêve. La vie est belle et je l’ai devant moi. Que vais-je faire aujourd’hui ? Où vont aller mes pas ? Je dois voir un client de passage à Paris, un provincial qui n’est jamais encore monté traîner ses guêtres dans la grande capitale. Nous irons déjeuner tous les deux à midi. Je lui montrerai des échantillons et nous ferons affaire, autour d’un café parfumé à la terrasse d’un bistro vers le Palais Royal. Puis, s’il le veut bien, je lui ferai faire le tour des boulevards, s’encanailler près des chanteuses grivoises, des diseuses de bonnes aventures, peut-être même entrer dans une de ces baraques de foires où des gitans mielleux aux grandes rouflaquettes montrent des monstres noirs, des sosies de ministres, des clowns faisant les pitres.
Mais j’ai du temps à tuer avant ce rendez-vous. Je compte en profiter, me promener, passer rue des marais devant le Diorama, le palais fantaisiste de Daguerre et Bouton. J’y suis allé la semaine dernière, avec deux amis, et nous en sommes sortis vraiment émerveillés. Ces grandes scènes peintes qui bougent dans une lumière irréelle nous ont fait découvrir d’autres mondes possibles. On parle de ce Monsieur Daguerre comme d’un très grand savant.
Avec ma redingote noire posée là, sur mon bras, mon chapeau sur la tête, je suis le roi du monde après cette nuit d’amour. Tout autour cela court, s’interpelle, va et vient. Les Parisiens pressés s’en vont à leurs travaux et je suis bien le seul à humer l’air du temps. Les carrioles roulent sur les pavés tirées par des chevaux aux sabots d’étincelles. Elles viennent des Halles, le ventre de Paris, et s’en vont alimenter tous les marchés couverts où déjà crient les marchands de légumes. Les derniers fiacres noctambules remontent vers le Château d’eau, descendent vers les bords du canal Saint-Martin. Moi je suis et demeure et je ne bouge pas.
Lison doit être en train de faire son lit à l’homme, ce gros bourgeois ventru qui lui sert de mari. Il croit la réveiller lui qui sort du bordel. Elle fait semblant c’est tout et moi je suis fou d’elle. Pourtant, demain, après demain, dans quelques jours je pars. Je vais en Algérie, nouvel Eldorado, faire fortune en 6 mois ou crever dans un lit. Depuis 1830 et le débarquement de Sidi-Feruch, cette nouvelle colonie attire tout ceux qui rêvent de réussir. Moi aussi. J’y jouerais mon avenir: la malaria qui tue des milliers de colons ou bien l’argent facile et puis je me marie! Dans un éclair de lucidité pure, dans ce matin d’avril, je sens ma vie ouverte à des choix infinis.
Huit heures et quart, je me secoue, je réagis enfin, je me retourne, traverse le boulevard et disparais dans la rue de Bondy.
Je suis le premier homme et je ne le sais pas.
Et vous, le savez-vous?
Dans quelques heures ou jours j’expliquerais tout ça, mais laissons-le partir…
Caillou, le 2 septembre 2010.
La solution : http://cailloutendre.unblog.net/?p=1492
la Bérésina.
Posté par Caillou - 20/08/10 à 10:08:20L’agenda de la Bérésina
- Fin août 2010 la pétition: “Pour une grève générale jusqu’au retrait de la réforme des retraites” dépasse le million de signatures.
- le jeudi 2 septembre 2010, lors de la réunion de préparation à la journée d’action du 7 septembre la majorité de l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA) prend acte de la pétition et décide de transformer l’appel à la journée d’action du 7 en mot d’ordre d’appel à la grève générale dans les secteurs publics et privés.
La CFDT quitte l’intersyndicale et demande à rencontrer immédiatement le ministre du travail.
- Le vendredi 3 septembre 2010 au matin les ouvriers de Continental bloquent les entrées de l’usine de Clairoix. Ils sont rejoints par des délégués de la raffinerie TOTAL de Dunkerque, des postiers ainsi que des salariés de Téléperformance. La pétition circule de mains en mains.
- Le samedi 4 septembre les producteurs laitiers du Sud-Ouest viennent vendre à prix coûtant leur lait sur les parkings des grandes surfaces. Ils se retrouvent aussi avec les salarié(e)s de Molex et les salarié(e)s des magasins. Des heurts avec les vigiles ont lieu mais les consommateurs présents lors de ces échauffourées prennent fait et cause pour les agriculteurs. Ils signent massivement la pétition. Tranquillement des caissières sabotent les caisses libre-service, ces machines qui vont les remplacer mais qui ne payent pas de cotisations de retraites.
- Le mardi 7 septembre au matin le pays tout entier s’immobilise. Plus de train, plus d’avion, plus de ramassage des ordures, pas d’école, plus de radio, service minimum sur Antenne 2 et FR3. Les entreprises ferment les unes après les autres. Des piquets de grève en bloquent les entrées. Des manifestations se déroulent dans les centres des principales villes du pays. Le soir même le président Sarkozy déclare au journal de TF1: J’ai entendu le message des salariés mais je ne retirerai pas la nécessaire réforme des retraites. Je maintiens toute ma confiance au ministre du travail.
- le jeudi 9 on compte 12 millions de salariés en grève.
Toutes les universités sont occupées. Les agriculteurs ravitaillent en fruit et légumes les quartiers populaires et les piquets de grève. À Caen, à Rennes, à Saint-Étienne des rassemblements d’ouvriers, d’employés et de paysans sont attaqués par des compagnies de CRS mais au matin du 10 septembre les forces de l’ordre sont mis hors d’état de nuire. Le Parti Socialiste, dans un déclaration solennelle lue par Mme Aubry, s’engage à retirer le projet de loi en 2012, dès qu’ils seront revenus au pouvoir.
- Pendant toute la semaine et les jours qui suivent, devant les casernes dévastées, enfin, les gens se parlent! Chômeurs, retraités, intermittents, femmes au foyer, précaires, institutrices ou infirmières, chacun y va de son analyse et de son sentiment. Les visages graves montrent la compréhension de l’autre, les grands sourires témoignent de la communion solidaire. Ensemble, ils sont enfin ensemble!
- le lundi 13 septembre, en début d’après-midi, Eric Woerth démissionne du gouvernement. Il est immédiatement remplacé par François Chérèque, le tout récent ancien dirigeant de la CFDT. Le président Sarkozy, dans un message radiodiffusé (et très peu entendu) souhaite que ce signe d’ouverture ramène le calme et l’ordre dans le pays. On apprend de source web que Madame Bétancourt s’est réfugiée en Suisse. 
- Le mercredi 15 septembre au matin le tout nouveau ministre du travail propose aux syndicats un retrait partiel du projet: Le temps de cotisations étant fixé à 42 ans mais l’âge légal de départ à la retraite restant à 60 ans. Tollé général autour de la table de négociations… Devant la plupart des préfectures des pneus enflammés rendent l’atmosphère irrespirable. Tous les magasins sont fermés. Certains sont pillés. Les échauffourées se généralisent.
- Le vendredi 17 septembre 2010, après 10 jours de grève, le gouvernement, par son porte-parole, (un très inconnu Jean Dupont), annonce que le projet de réforme des retraites est momentanément suspendu. Son étude est confié à une sous-commission du Sénat (dirigée par un très inconnu Michel Durand). Elle devra rendre ses conclusions en…2013.
La suite je ne la connais pas…
mais ce que sais, par contre, c’est qu’il faut signer la pétition
Caillou. 20 août 2010
2 livres à lire pour la rentrée
Posté par Caillou - 19/08/10 à 06:08:33La période historique que nous traversons, en France, a des relents de décomposition, de fin de règne, d’avachissement. Le divorce entre les élites (toutes) et le peuple (au sens large) est devenu tellement profond qu’il saute aux yeux de tous. Plus de discours pour cacher la nudité du roi! Les gesticulations du pantin qui nous gouverne et la quasi disparition des contre-pouvoirs laissent chacun tout seul devant son gouffre individuel ou le repli sur sa communauté. C’est donc le moment de lire, pour essayer de comprendre ce qui peut arriver, ce qui nous arrive, ces deux livres fondamentaux:
L’étrange défaite de Marc Bloch.
Un livre écrit en 3 mois, de juillet à septembre 1940, sans archives, sans documentation, par un des plus grands historiens français, fondateur de l’École des Annales, Marc Bloch. On y apprend que la défaite de 1940, qui vient tout juste de se produire est analysable au regard de la longue durée de l’Histoire de France. Marc Bloch dénonce les idées toutes faites, les justifications des vaincus, l’avachissement et la morgue des gouvernants, le mépris du peuple. ” Une démocratie tombe en faiblesse, pour le plus grand mal des intérêts communs, si ses hauts fonctionnaires, formés à la mépriser et, par nécessité de fortune, issus des classes mêmes dont elle a prétendu abolir l’empire, ne la servent qu’à contrecœur“. Page 193. Ce “procès verbal de l’an 40″ ne sera publié qu’après la libération, en 1946, après la disparition de son auteur, Marc Bloch ayant été fusillé par les Allemands le 16 juin 1944. Écrit dans une langue magnifique il est pour moi, au delà des faits historiques, très révélateur de notre présent politique actuel.
Après la démocratie d’Emmanuel Todd.
Dans un tout autre genre ce livre de démographe et de sociologue analyse les raisons de l’écroulement de la société française d’aujourd’hui. Emmanuel Todd estime que l’agitation sarkoziste n’est pas la cause mais le symptôme de ce délitement. Après un constat totalement effrayant de notre situation, il indique ce qui devrait logiquement advenir. Et quand on sait que ce Cassandre avait su lire l’écroulement imminent du système soviétique dans les chiffres de la mortalité infantile de l’URSS, cela donne un certain poids à ses prévisions.
Je n’en partage pas la vision politique (le seul recours au protectionnisme européen) mais il me semble qu’il se situe bien au-dessus des soubresauts journalistiques pour donner une perspective d’ensemble tout à fait décapante. À nous d’en tirer les leçons!
Voilà 2 livres à lire avant la rentrée! En espérant qu’elle vous soit, malgré tout, heureuse.
Caillou, le 19 août 2010
le retour au Bourdigou…
Posté par Caillou - 19/07/10 à 02:07:0328 ans plus tard, le camping du Bourdigou, commune de Sainte-Marie-La-Mer,
est devenu un lieu pleins d’arbre, d’arbustes odorants,
de palmiers et de lauriers roses…
Les allées larges divisent des espaces ombragés et discrets. 
C’est un lieu de calme, de repos, de bonheur.
L’inverse de tout ce que nous redoutions… 
Une seule question me dérange encore: à quel prix ?
Le prix payé par les familles ouvrières de Perpignan,
ainsi privé de cet espace de liberté ?
Le prix payé par les campeurs, les touristes,
qui viennent ici passer leurs vacances ?
Le prix payé par la société,
en terme d’écrasement d’un rêve de fraternité et de liberté ?
Caillou, 19 juillet 2010
Le concierge n’est plus dans l’escalier…
Posté par Caillou - 24/06/10 à 09:06:59Le concierge prenant trois semaines de vacances le blog ne sera plus nettoyé.
Les locataires sont priés de s’essuyer les pieds sur le paillasson.
Retour le 18 juillet… peut-être.
Caillou
Le Bourdigou
Posté par Caillou - 21/06/10 à 04:06:36Vous connaissez l’histoire des trois petits cochons ?
Moi je l’ai beaucoup vu et revu ce film de Walt Disney.
À chaque fois que la petite nièce venait à la maison il fallait enfourner la cassette VHS et lui montrer et remontrer ce dessin animé. Au point qu’elle nous demanda un jour où étaient les petits cochons quand elle n’était pas chez nous. Il y avait cette chanson aussi: “Qui a peur du méchant loup, méchant loup, méchant loup…” Et je revoyais le grand méchant loup noir souffler sur la maison de paille et celle-ci s’envoler en découvrant les corps nus et roses des petits cochons…
Quelques années plus tôt j’étais un des leurs, nous n’étions pas trois mais beaucoup plus nombreux et le grand loup avait une méchante gueule de tracto-pelle.
C’était au début des années 80, sur une plage du Roussillon, à Sainte-Marie-la-Mer, une des dernières plages libres du littoral. Le terrain devenait un camping…
C’est une longue histoire, une histoire collective. Je vais essayer de la raconter ici, avec ce qui me reste, c’est-à-dire des images, mais j’attends que d’autres viennent la compléter.
À suivre. Caillou, 21 juin 2010
…
Nous sommes donc arrivés après la bataille. Le premier village avait été détruit. On peut lire cette histoire ici:
http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Bourdigou.php
Pour autant que je m’en souvienne, nous devions partir en Espagne. Nous avions échoué là, sur cette plage immense, ou les derniers résistant(e)s reconstruisaient des paillotes, et nous y sommes restés.
De partout surgissaient des cabanes.
Nous avons passé l’été là, puis sommes revenus, à chaque fois, dès que nous le pouvions,
pour des vacances, des rendez-vous, des fêtes…
Chaque hiver détruisait toutes les constructions.
Le lieu abandonné était livré au vent.
À suivre. Caillou, 22 juin 2010
…

J’étais, à cette époque, à la fois militant, politique et syndical,
borné, réducteur, obsessionnel, bête.
et en pleine déroute conjugale, avec comme seul richesse,
ce bel enfant blond et bouclé…
… et quelques ami(e)s retrouvés sur cette plage.
(Mais que je ne peux montrer ici contre leur gré)
Un temps de déchirement, de solitude, de doutes. Je regarde ces images et je me rappelle comment le Bourdigou était, pour moi, à la fois fort et dur. (Je n’en garde pas que des bons souvenirs). Je me souviens de mes silences. Ne pas vouloir se plaindre et paraître fragile. Rester muet et droit.

D’autant qu’on y parlait beaucoup. Le Bourdigou, lieu de parole.
On refaisait le monde à longueur de journée.
On allait se baigner tout en étant en lutte.
Nous étions opposés au bétonnage du littoral, à la privatisation des espaces publics, aux constructions hideuses du capitalisme touristique… qui privaient l’ancien accès aux plages pour les ouvriers de Perpignan.
Ce “nous”, étant, (je crois), féministe, catalaniste, anarchiste, écologiste,
Venant d’un peu partout, du Larzac, de Golfech, de Lyon, de Jussieu, du pays. Ces gens venaient souvent des luttes menées ailleurs. Certains étaient de passage… repartaient le lendemain, et puis d’autres restaient…
Il me reste encore des images.
Demain… le camping!
Caillou, le 23 juin 2010
…
Et puis ce fut la fin.
Les poubelles abandonnées un peu partout,
les carcasses de voitures, la zone, le dépotoir…
Et le camping qui se construisait derrière le grillage.

D’un coté toute la végétation naturelle du littoral,
de l’autre plus un arbre, pas une ombre: la rentabilité.
Le libre Bourdigou, écrasé, était mort

Caillou, le 23 juin 2010
Le brouillon déchiré.
Posté par Caillou - 05/06/10 à 11:06:41Je range des papiers, des vieux papiers de famille,
ceux qu’on devrait jeter et qu’on garde, bêtement.
Et je tombe sur un brouillon, un pense-bête,
déchiré, coincé entre 2 cartes d’identité.
Oui, j’ai bien lu:
Pas mariée à la synagogue. Mariage purement civil. De race purement aryenne.
Il s’agit de mon arrière grand-mère qui avait épousé, en seconde noces, un monsieur juif.
Et comme il lui fallait renouveler sa carte d’identité professionnelle
Il lui a fallu demander un certificat de baptême.
C’était en 1942 ? Et alors ?
Quand un État force les citoyens à une telle soumission,
une très vieille dame garde un brouillon déchiré dans ses papiers d’identité
Au cas où cela reviendrait?
Caillou, le 5 juin 2010
L’émotion pour la Palestine…
Posté par Caillou - 03/06/10 à 02:06:11Après l’annonce de l’agression commis par Israël contre un convoi humanitaire.
Dénoncer un acte de piraterie, un acte de guerre, la stupidité paranoïaque.
Être là, par réflexe: qui ne dit mot consent.
Et puis se sentir mal à l’aise au milieu de toutes ces femmes voilées.
Et des slogans chauvins, se méfier de chaque mot.
S’étonner qu’il n’y ait pas un camp franchement laïque.
Tout en pensant à Exodus, à la violence des Britanniques
contre les Juifs rescapés des camps…
Avoir le passé dans la tête, celui de Palestine
Mais aussi celui de l’Algérie des années 90…
Se dire que je ne pourrais pas faire beaucoup de chemins avec ces gens.
Tant qu’il y aura cette confusion des genre.
Et s’en aller pour ne plus côtoyer ne serait qu’un instant tout ce que je déteste.
Curé, rabin, imam, pognon
À bas toutes les religions!
Caillou, le 31 mai 2010
Pétition pour préserver l’anonymat des blogeurs
Posté par Caillou - 01/06/10 à 09:06:32Incapable d’empêcher le pishing (escroquerie consistant à faire croire à des gens qu’ils communiquent avec leurs banques pour leur extorquer leurs numéros de carte bleue)…
Incapables d’empêcher la diffusion d’écrits antisémites, révisionnistes, racistes ou pédophiles à partir de sites presque toujours situés au États-Unis…
Incapables d’empêcher toutes leurs saloperies de spam, publicités non désirées porteuses de virus et qui encombrent les boîtes au lettres…
Obligeant tout le monde à se munir de par-feux, d’antivirus, d’antispams et de tout un tas de logiciels inutiles et couteux…
Voilà qu’ils s’en prennent à l’anonymat des blogeurs.
Réagissons!
PETITION CONTRE LE PROJET DE LOI VISANT A LEVER L’ANONYMAT DES BLOGEURS.
Monsieur Jean- Louis MASSON, Sénateur U.M.P de Moselle, a rédigé une proposition de loi tendant à faciliter l’identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des «bloggeurs» professionnels et non professionnels.
Cette proposition de loi sera présentée au Sénat et a été enregistrée par la Présidence du Sénat le 03 mai 2010.
L’Onde Violette 69 demande l’annulation et la non-promulgation de cette loi et l’intervention de la C.N.I.L…
Merci de faire diffuser et signer cette pétition sur tous vos réseaux.
Bientôt la liberté d’expression ne sera qu’un vieux souvenir dans un pays qui se dit «démocratique».
REAGISSEZ VITE AVANT QUE L’ON SOIT BAILLONNE
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